Nobai, l’aéroport, est devenu un véritable aéroport international dans une super structure de métal et d’acier design, où les vrais et faux taxis ne viennent plus vous prendre les bagages des mains alors qu’ils sont encore sur le tapis... Toutefois, à la sortie... on retrouve ça encore un peu.
Nous étions trois, et évidemment, la seule personne qui s’est fait fouiller parmi les passagers du 747 est celui qui avait une valise pleine de médicaments pour une association qu’il aide quand il peut. Une petite fouille et un interrogatoire pour la forme avant de se voir libérer sous la recommandation d’avoir une liste exhaustive du contenu et les visas des ministères de la santé la prochaine fois, sinon, confisqué.

Et donc, zou dans le taxi qui traverse la grande plaine de rizières sur une autoroute en surplomb pour arriver 45 minutes plus tard dans le centre autour du lac Hoan Kiem, avec sa vieille pagode et son pont rouge qui la relie à la berge, et le petit genre de stupa au milieu de l’eau, à la mémoire de la tortue géante ou d’un riche commerçant chinois selon les versions...

J’ai vite retrouvé la ville grouillante de mobylettes, scooters, et vélos transporteurs de fruits et légumes dans des paniers deux fois plus grands que la silhouette à chapeau pointu qui arrive avec une aisance déconcertante à se frayer un chemin dans la constellation pétaradante. Les trottoirs pleins de magasins, d’échoppes collées les unes aux autres avec les cuisines portables sur les paniers portés en balancier pour prendre un en-cas entre deux affaires. vous trouverez de tout, du chou, du bœuf, des habits de toute sorte, des chaussures, des montres, des camions de pompiers et autres pistolets laser à côté de peluches made in China.

Davantage de magasins plus sophistiqués que la dernière fois peut-être, avec des vitrines et des cartes bancaires acceptées... et des prix qui ont doublé en conséquence. Cela, toutefois, au pourtour du lac. Certains magasins ont disparu pour laisser la place à un autre, pareil pour certains restos. À ce propos, le principal restaurant, pour moi, est bien toujours là. Enfin, c’est plutôt un emplacement sur le trottoir au niveau du 20, rue Hang Trung. Une dame qui fait le meilleur Bun Cha du monde. C’est toujours aussi bon que ma première fois, il y a un an et demi. Même effet que le fumeur et sa clope après 15 heures d’avion...
Il y a toujours un ciel chargé et une petite pluie de temps en temps, comme à chaque fois où j’y suis allé. Et j’ai bien fait d’amener mon polo de rugby. Ça caille un peu en ce moment.

J’ai finalement appris d’amis, que j’ai pu voir après le boulot autour d’une bia Hanoi, que le quartier au nord du lac Hoan Kiem, où il y a une multitude anarchique de magasins et un marché, allait être réhabilité pour mettre en valeur les bâtiments et maisons datant de l’époque française et remettre à niveau les infrastructures d’hygiène. Mais cela s’effectue par une délocalisation des gens installés là. Cela est encore peu perceptible, mais sûrement plus pour longtemps. Dépêchez-vous d’y aller avant. Cette anarchie est quand même attachante.

Et hop ! À peine le temps de finir ma bia Hanoi que je dois prendre l’avion de 6 h 40 pour Nha Trang où je viens d’arriver, la tête dans le pa... dans le nem en l’occurrence.
