Hype de Vincent Wong, Singapour, 2000 (section Vidéo)
Comment ce film vidéo flirtant avec l’amateurisme est-il venu s’échouer à Deauville ? Les situations décrites dans le long métrage narré à la première personne nous donnent à sourire. Et nous sourions justement du cadrage maladroit et de la réalisation brouillonne. Tout cela ne fait pas un film. Je peux comprendre l’enthousiasme du réalisateur de se faire inviter en France, terre de grand cinéma. Ce n’est pas lui rendre service que de l’honorer autant... Ce film à sketchs raconte l’histoire d’un brillant créatif de publicité en plein déboires amoureux. On essaie de sourire et on roupille.
À noter que ce film est tourné en anglais. L’action pourrait se situer quasiment n’importe où et pas forcément à Singapour… D.C.
Hommage au studio Madhouse (hors compétition)
Programme Ni :
• Manie Manie, les histoires du labyrinthe, Japon, 1987
Labyrinthe de Rintaro : Alice au pays du Japon. On devrait dire Alice au pays de Rintaro. Un sketch pour s’exercer aux délires graphiques les plus fous. Vos yeux seront satisfaits.
• L’homme qui courait de Yoshiaki Kawajiri : Est-ce celui que l’on appelle le « ghost » coureur ? Ce coureur que l’on ne peut dépasser. Celui qui nous pousse, nous motive à aller plus vite.
• Arrêtez le travail de Katsuhiro Otomo : Comment tenir les délais d’une construction ? Otomo a trouvé la solution : il faut faire appel aux robots ! Une prémisse de Metropolis ?
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Boogie Pop Phantom (1er épisode d’une série de douze) de Takahi Watanabe, Japon, 2000
Une ambiance fantastique se dégage de cette série, mais aussi une grande mélancolie. Les personnages sont fouillés, et on aimerait en savoir davantage.
• Vampire Hunter / Darkstalker (1er épisode de quatre OAV) de Satoshi Ikeda, Japon, 1998
Vampire et chasseur de vampires se font la guerre. Les pauvres humains sont au milieu. Tout cela mène à des combats dignes de la série des Dragon Ball ?
Lifeline de Johnnie To, Hongkong, 1997 (hommage à Johnnie To)
Malgré le mauvais Help !!!, Johnnie To est peut-être l’un des seuls réalisateurs à nous tirer de la torpeur des films d’ « auteur » de ce festival.
Lifeline nous raconte, comme le faisait Backdraft, une histoire sur les pompiers et leur combat. D’actions en rebondissements, les Asiatiques veulent aller plus loin que les « Ricains ». Y parviennent-ils ? Difficile à dire. Il reste que le spectacle du combat contre le feu est bien entraînant devant la morosité des films « intellectuels ». Lau Ching-Wan à l’œuvre se bonifie avec le temps, comme si l’âge lui donnait de la crédibilité. Nous n’évitons pas cependant les poncifs des films de H.K. Le terrain est miné mais connu.
La grande scène d’incendie est assez spectaculaire (pour qui voit pour la première fois). Le tout est malheureusement souligné par une musique « pompière », horripilante à souhait. D.C.