Attention chef-d’œuvre ! Cette fois, c’est un véritable coup de cœur pour une saga géniale : celle du juge Ti. Il s’agit au départ de la rencontre entre un diplomate hollandais, spécialiste de la culture chinoise, Robert Van Gulik, avec un manuscrit chinois du 18e siècle, le Dee Goong An, qui présente « quatre grandes énigmes du règne de l’impératrice Wu » dont le héros est le célèbre homme d’état de la dynastie Tang, Ti Jen-tsie (630 - 700).
Il en entreprend la traduction, puis imagine la vie romancée du juge Ti à partir de quelques éléments historiques authentiques, ainsi qu’une suite aux investigations de celui que l’on peut comparer au célèbre commissaire Maigret ou au non moins fameux

Hercule Poirot. On suit ainsi toute la carrière du juge Ti, la rencontre avec ceux qui seront ses fidèles serviteurs, tour à tour espions, gardes du corps ou investigateurs. Chaque roman est l’occasion d’une foule de détails sur la culture chinoise classique, les mœurs et le droit chinois. Et on se plaît à rêver d’une interprétation cinématographique...
Pour entrer dans la saga, commençons donc par le début : Robert Van Gulik, Trois affaires criminelles résolues par le juge Ti, traduit de l’anglais par Anne Krief, Édition 10-18, collection Grands détectives dirigé par Jean-Claude Zylberstein. Ce volume comporte une importante préface de R. Van Gulik sur le roman policier chinois et le personnage du chinois dans le roman policier occidental, ainsi qu’une postface du même auteur sur les sources précises de son inspiration, des notes de traduction, de même qu’une bibliographie succincte sur le roman policier chinois et le droit traditionnel en Chine.