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Le kalarippayat (suite) : apprentissage et techniques de combat

dimanche 22 février 2004, par Ganesh


L’apprentissage :

Dans les deux styles, le kalarippayat comprend quatre disciplines de combat : l’entraînement à main nue, l’entraînement au bâton de bambou, l’entraînement avec diverses armes et, pour les élèves les plus avancés, les techniques secrètes d’attaque aux points vitaux, connues en Inde sous le nom de marma-adi.

Les jeunes commencent leur apprentissage par une initiation au massage. Ils abordent ensuite l’entraînement physique proprement dit par une série d’exercices préliminaires consistant en un échauffement du corps qui a été auparavant huilé et massé. Ces exercices assurent une stabilité constante et inébranlable. Ces exercices de mise en condition et de contrôle du corps, appelés Meipayat, comportent 12 degrés de plus en plus complexes s’inspirant d’attitudes d’animaux : souplesse du félin, puissance de l’éléphant, agilité du serpent. Cette étape préparatoire dure plusieurs années durant lesquelles l’élève acquiert la parfaite souplesse du corps et l’agilité nécessaire et indispensable au maniement des armes.

L’apprentissage se fait dans un KALARI (gymnase), sous la direction d’un maître (gurukal). Les élèves, garçons ou filles, peuvent commencer à sept ou huit ans. Il faut au moins dix ans de pratique intensive pour parvenir à une maîtrise convenable des différentes techniques, dont on poursuit le perfectionnement tout au long de sa vie.

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Les techniques de combat comprennent le maniement d’armes de bois tels le dangereux OTTA (long manche de bois pointu pour toucher les points vitaux), le MADI (fait avec deux cornes de cerf sambar), et le SILAMBAM (bâton long ou court) ; d’armes blanches (introduites plus tardivement), épée à deux tranchants, poignards à trois lames, lances, et enfin une arme étonnante, l’OUROUMI, longue épée de deux mètres, flexible et à double tranchant, enroulée autour de la ceinture ou gardée dans une main avant d’être lancée comme un lasso.

À l’encontre des techniques asiatiques, la défense à mains nues est la dernière à être enseignée parce que la plus dangereuse, le corps à corps faisant facilement perdre tout contrôle.

Cet art repose sur une connaissance scientifique parfaite du corps humain, de son ossature, de ses muscles et de son système nerveux. L’apprentissage des 108 points vitaux, l’atteinte de certains, au nombre de douze étant mortelle, n’est communiquée qu’aux étudiants-disciples les plus avancés et méritant de devenir maîtres à leur tour. On dit que le gurukal peut, grâce à ce savoir, tuer un adversaire et même ressusciter un partenaire.

La tenue traditionnelle est le kacha, une pièce d’étoffe nouée autour des reins et dont une bande passe entre les jambes afin d’être fixée dans le dos, ce qui renforce la tenue de la colonne vertébrale et protège les parties vitales.

Les différents combats

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Le Mayapatt
Le mayapatt est le combat individuel imaginaire du kalaripayatt (équivalent du tao pour le kung fu, kata pour le karaté).
Cette pratique comporte des mouvements corporels codés (bonds, extensions, exercices d’équilibre et de souplesse) qui s’inspirent parfois de techniques animales.
Élégant et puissant, le mayapatt est la base du kalaripayatt

Le tchérya-wadi
Le tchérya-wadi est le bâton moyen long de cinq mesures entre le pouce et l’index.
C’est la première leçon donnée par le maître au nouvel élève, juste après la cérémonie d’entrée. Chaque leçon du tchérya-wadi est un combat codé comprenant des attaques visant certaines parties du corps.
Cette pratique apporte vivacité, réflexes, dextérité, concentration...

Techniques à mains nues
Les techniques à mains nues se divisent en trois catégories principales :
• les clefs
• les dislocations
• les frappes sur les points vitaux .
Quand l’élève s’entraîne régulièrement, les techniques s’exécutent automatiquement et deviennent simples et naturelles.
Cette pratique apporte maîtrise de soi, concentration, réflexes, confiance en soi...

Le wadya-wadi
Le wadya-wadi est le bâton long qui mesure environ deux mètres de long.
Dans cette pratique, les combats sont codés, mais il existe aussi des leçons individuelles où l’élève apprend différents exercices de manipulation.
Ces exercices assouplissent et musclent les épaules.

image 183 x 263 (JPEG)Le tchourika
Le tchourika est une dague venant des temps véliques. Sa forme est particulièrement originale. Après les techniques de "self-défense" au coteau, la dague est la deuxième arme en fer enseignée.
Les leçons sont également codées et requièrent vivacité, courage, dextérité, souplesse, endurance...








L’épée
L’épée est la deuxième arme en fer pratiquée. Les leçons s’inspirent des enseignements au bâton, complétés par l’utilisation du bouclier, et les développent. La dextérité, acquise lors des pratiques au bâton, est donc utilisée pour le maniement de l’épée.

Le couteau
Les techniques de "self-défense" au couteau sont reprises en partie des techniques à mains nues. La maîtrise de soi acquise lors des techniques à mains nues met en confiance l’élève pour exécuter les contre-attaques au couteau.

L’ouroumi
L’ouroumi, cette épée à lame flexible est certainement la plus dangereuse du kalaripayatt.
Elle arrive en dernier et n’est pratiquée que par les élèves qui ont une bonne connaissance de l’enseignement. Le maniement de l’ouroumi consiste à faire tournoyer autour de soi la lame qui empêche l’adversaire de s’approcher. Les techniques au bouclier s’inspirent également des pratiques de l’épée.

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6 Messages de forum

  • Très intéressant !

    Et Ha ! Ha ! Voilà de quoi en surprendre plus d’un !

    L’ouroumi, ne serait-ce pas l’arme que l’on voit dans Asoka ?

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  • > Le kalarippayat (suite) : apprentissage et techniques de combat

    12 mars 2006 21:37, par Gradké Christian
    et encore doutes ou simplement accepter que chaque peuple selon ses coordonnées geographiques devait chasser , se défendre ....comment improvisé la fabrication d ’une arme dans un désert , la ou il n ’y a aucune végetation !!! , comment forgé une autre forme d ’armes sans avoir a sa disposition le matériel nécessaire !!! donc se défendre a mains nues !!! donc j ’accepte tout a fait différents témoignages et le faite que l ’art martial au sens du terme !!! ( Robin des bois n ’utilisait certainement pas d ’arts martiaux !!!!?? ) a ces origines très loin " en arrière " avec respect ....shu ha ri Christian Gradké

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  • Une info au passage : Suite au Festival "Danses d’Ailleurs 2006", l’association Attchoo-Dancin’the World organise un stage de Kalarippayatt (Art Martial du Kerala, Sud l’Inde) le dimanche 19 Novembre 2006, de 10h30-13h30 et 14h30-16h30 à Loisirs et Culture, 63 rue Serurier, Laon.

    Le Kalarippayatt s’inspire du comportement des animaux, ses mouvements reflètent leur aspect physique et leurs qualités intrinsèques. Les exercices du Kalarippayatt permettent de travailler les humeurs fondamentales du corps et de développer la souplesse, l’équilibre, la concentration, le contrôle et la conscience.

    Le stage sera animé par Sreenivasan Edappurath, originaire de Guruvayur, au Kerala (Inde.) Il commence le kalarippayattu à l’âge de 14 ans et se forme au style PKB Kalarisangham. Après une expérience enrichissante de danseur pour le théatre équestre Zingaro (Triptyk 2000-2002 ; Les Indes Galantes, Fêtes de Nuit du Château de Versailles 2005), il s’installe en France où il se consacre à la transmission et à la diffusion du kalarippayattu.

    Ce stage s’adresse à des débutants, il n’est pas nécessaire d’avoir fait des arts martiaux pour le suivre. La pratique de la danse peut être un plus. En effet, l’approche de S. Edappurath se focalise sur la maîtrise des mouvements, la sérénité et le bien-être.

    Voir en ligne : Attchoo-Dancin’the World

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