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L’approche du XIXe et du XXe siècle

dimanche 3 février 2002, par Florence Braunstein

image 159 x 217 (JPEG)Certains ne voient pas pourquoi nous insistons tant sur l’imaginaire tissé entre l’Occident et l’Orient : précisons pour ceux qui pensent que la pratique répétitive d’oï-tzuki ou de kime no kata, de mae, selon les disciplines, suffisent pour autant à cerner le sens d’une technique martiale et, encore plus, suffisent à bien la réaliser.

En Occident comme partout ailleurs, on ne fait bien que ce que l’on comprend. Alors pouvez-vous me dire comment saisir ce qu’est l’efficacité martiale, selon un Occidental ou un Extrême-Oriental, pourquoi, dans tout kata comme dans le théâtre kabuki, se révèlent les mêmes techniques d’apprentissage où la fin ne se distingue jamais du commencement ?

Qu’est-ce qui caractérise le mieux le corps japonais par rapport au corps occidental, notion essentielle qui permet de comprendre de quelle façon nous avons dénaturé les Arts Martiaux en Occident ? Et encore quelques dernières questions parmi des centaines d’autres : l’importance que nous accordons au ma, n’est-ce pas encore une fois la conséquence de notre esprit cartésien qui nous l’a fait sélectionner plus que d’autres nuances ?

Pourquoi un dojo est-il toujours orienté vers le nord ? Y-a-t-il un rapport entre les données des sciences cognitives et ce que Musashi nous enseignait sur la perception ? Est-ce le Zen, vraiment, qui a le plus influencé les Arts Martiaux ? Quelle est la part de lieux communs que nous véhiculons sur le Zen, le Budo, le Bushido, la notion de vacuité sans avoir pensé à les remettre en question ? Le but de ces tribunes est donc de réajuster la barre.

Si quelqu’un peut répondre à ces questions préliminaires, sans faute, je lui offre une bouteille de sake, parole de ronin !


Rappel de la problématique suggérée : quelle part d’imaginaire avons-nous mis dans les Arts Martiaux ? Pour y répondre, nous avons choisi d’abord de rappeler l’importance de l’imaginaire entre Occident et Orient.

L’Europe, une fois rapprochée de ces contrées rêvées, ne peut plus offrir les mêmes saveurs que celles qui tirent devant elles « les rideaux de son grand opéra et allume les chandelles d’un théâtre plein de philosophies et de marionnettes, de religions éternelles et des dieux à têtes d’animaux ». La vision de cet ailleurs repose donc sur des récits de toutes sortes et puise volontiers dans l’attirail des clichés habituels ou dans des récits plus sérieux, poésies ou romans, qui posent des interrogations anxieuses face à ses antiques civilisations.

image 171 x 273 (JPEG) À la fin du XVIIIe siècle, la réflexion européenne fixée sur un unique centre culturel et religieux conscrit surtout à la Méditerranée s’élargit considérablement. Il s’est révélé à travers les visions romantiques que « la liaison entre Orient et romantisme est moins locale et temporelle qu’essentielle ». Wagner ne projeta-t-il pas d’écrire un opéra sur la vie de Bouddha d’après les fragments du Lalitavistara ?

C’est la découverte des langues asiatiques, du sanscrit, en 1785, du pahlavi, en 1793, du zen, en 1832, qui attire à nouveau la curiosité de l’Occident. Au milieu du XIXe siècle, on ne connaît l’Inde que par ses textes brahmaniques et non par son histoire. L’aspect rationnel de son évolution échappe complètement. Son avantage est d’avoir su cristalliser le besoin germanique d’Orient, et le romantisme allemand en sera fortement imprégné, de même que sa philosophie.

Il revient à F. Schlegel d’avoir imaginé l’Inde comme site unique de la révélation originelle, d’avoir substitué le sanscrit à l’hébreu, d’en avoir fait le berceau de toute civilisation. Si un dialogue doit se dérouler entre l’Occident et l’Orient, cette tâche appartient plus exactement à la philosophie de l’être, précisément parce qu’elle n’est ni de soi, ni orientale, ni occidentale, mais parce qu’elle peut et qu’elle doit revêtir une expression aussi bien d’Orient que d’Occident.

En fait, la différence, l’opposition dans lesquelles ont été maintenues les formes de pensées philosophiques et religieuses de l’Occident et de l’Orient dépend le plus souvent de la position adoptée par l’historien, le philosophe, le théologien. La première conséquence en fut que l’Occident se résuma à n’être trop souvent qu’« un entre deux crucifié par l’histoire », l’Est entrevu comme « le support d’une infinité passée » et l’Ouest comme « celle d’une infinité à venir ».

En fait, la différence, l’opposition, dans lesquelles ont été maintenues les formes de pensées philosophiques et religieuses de l’Occident et de l’Orient dépend le plus souvent de la position adoptée par l’historien, le philosophe, le théologien. La première conséquence en fut que l’Occident se résuma à n’être trop souvent qu’ « un entre-deux crucifié par l’histoire », l’Est entrevu comme « le support d’une infinité passée » et l’Ouest comme « celle d’une infinité à venir ».

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Les écrivains du XIXe et du XXe siècle

La vision de la littérature occidentale

Quelques caractéristiques mises en évidence par la littérature méritent d’être isolées pour mieux saisir ce sur quoi repose la fascination de l’Europe pour l’Asie :

- La vision du monde y est plus cosmique que métaphysique.
- Les divinités sont beaucoup plus éloignées de l’homme que dans nos religions révélées.
- La hiérarchie religieuse, le sens du péché, la morale religieuse sont le propre de l’Occident.
- L’Extrême-Orient est beaucoup plus proche de toutes les formes de vie et l’homme n’y est pas conçu comme le sommet de la Création.
- La mort apporte le sens de la vie.
- La notion d’éternité se définit d’une autre façon qu’en Europe.
- En Asie, la vérité ne peut se définir, il faut la réaliser, alors qu’en Occident par la logique, par la réflexion, nous aboutissons à la métaphysique.

Le romantisme allemand en sera imprégné fortement à travers les écrits des humanistes de Weimar et de Iena, J. Herder (1744-1803), F. von Schelling (1775-1854), F. von Hardenberg dit Novalis (1772-1801) et J.-P. Richter (1763-1825). En France, il y aura également de nombreux émules, mais c’est surtout la génération suivante qui délaissera l’Orient au profit de l’Extrême-Orient. Jules Vernes conçoit une vision quelque peu étrange de l’Inde, alors que Pierre Loti, dès 1887, par son livre Madame Chrysanthème, fait découvrir le Japon sous son véritable aspect.

Victor Segalen de retour de son voyage en Chine, en 1914, désire donner une vision beaucoup moins chimérique de ces contrées dans Voyage au pays du réel. Il s’éloigne des visions esthético-mystiques aux relents colonialistes, soutenues par l’adhésion fébrile à l’opium. Claudel, avec sa Connaissance de l’Est, a une approche encore plus fine de ce qu’est l’Orient.

Un autre type de roman apparaît où le grand public découvre les aspirations même du peuple asiatique dans Siddharta de l’écrivain H. Hesse, publié en 1922. Ce dernier évoque l’idéal d’une étroite fusion entre l’Europe et l’Asie.

Les images de l’Extrême-Orient révélées dans chacune des œuvres de ces auteurs sont sur l’imagination du grand public d’autant plus fortes qu’elles prennent appui sur la vision d’une Europe fortement dévalorisée. La tragédie due au premier conflit mondial a fortement ébranlé tout aspect optimiste de la vie et « le déclin de l’Occident » apparaît comme l’ultime possibilité.

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Si les dernières décennies de la deuxième moitié du XIXe siècle s’expriment par une grande diversité des genres littéraires, œuvres poétiques, récits de voyage, en revanche, le XXe siècle connaît l’affirmation de nouvelles variantes avec les romans exotiques, coloniaux ou maritimes. Le reportage apporte aussi dans les années 20 et 30, sous l’impulsion d’Albert Londres avec son livre Marseille porte du Sud, un nouveau souffle.

Les écrivains nous donneront de l’Asie une vision quelque peu idéalisée. Pierre Loti, dès 1887, au contraire, par son livre Madame Chrysantème, donnera une idée assez exacte de ce qu’est le Japon.

Claudel, Malraux et les autres...

P. Claudel et l’expérience qu’il fait au Japon, vers 1928, appellent à la connaissance d’un nouvel humanisme qui passe par une compréhension de ce pays. La découverte d’un autre type de théâtre, le No, met en évidence l’importance du gestuel dans ce type de société, où « le geste naît de la respiration et de l’épaule... cette explication de la pensée jusqu’à la plus fine extrémité du digital ».

Artaud et le théatre balinais

Cet auteur a révélé plus qu’une forme d’art, il a révélé l’âme d’un peuple, tranchant ainsi avec l’Asie fabuleuse vantée et louée par ses prédécesseurs.

L’Extrême-Orient offre ainsi à des hommes avides de connaissance des sujets d’exploitation infinis qui fournissent à Malraux le sujet de ses trois grands romans : Les conquérants, La voie royale et La condition humaine.

Malraux, dans ses Antimémoires, se demande comment le peuple qui a inventé le Bushido ne signifie rien pour celui qui a inventé la chevalerie. L’image qu’il nous laisse à travers son œuvre est celle d’une éternité conçue différemment de celle de l’Occident. Il oppose aussi deux mondes où la hiérarchie religieuse et morale, où les valeurs accordées à l’être humain divergent complètement.

image 140 x 206 (JPEG) Mais c’est surtout en étudiant l’art du Japon que Malraux a pu ouvrir cette civilisation à l’Occident. Les jardins japonais manifestent des valeurs inconnues à nos contrées. « Nulle fleur, nul pas, où est l’homme ? Dans le transport des rochers, dans la trace du râteau, dans le travail de l’écriture », s’interroge R. Barthes.

Cet art qui tourne le dos à toute forme de matérialité, à la contingence des apparences, cette fraternité avec d’autres règnes que l’humain, avec le minéral comme le végétal, met en relief que l’occident s’impose de plus en plus en tant que refus radical des choses et de la nature, et que cette défense contre l’incessante sollicitation du monde est la marque même du genre européen.

De là, découle la tentative mystique de la fin du XIXe et du XXe siècle.

Prochaine tribune le 30 février

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22 Messages de forum

  • > L’approche du XIXe et du XXe siècle

    5 février 2002 18:33, par Athama Ashen

    "Malraux, dans ses Antimémoires, se demande comment le peuple qui a inventé le Bushido ne signifie rien pour celui qui a inventé la chevalerie."

    Je m’interroge sur la Chevalerie Chinoise... Qu’en est-il ? Existe-t-elle ? En tout cas, Orient et Occident se basent sur un Code. Le Code de l’honneur.

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  • > L’approche du XIXe et du XXe siècle

    7 février 2002 04:44, par Hua

    « En Occident comme partout ailleurs, on ne fait bien que ce que l’on comprend. » Comprendre ne suffit pas à faire, car l’esprit aura beau comprendre, si le corps, lui, ne comprend pas... Faire que le corps et l’esprit soient totalement dans l’action. Maîtriser la technique puis la transcender... Voilà pour mon imaginaire... ^_^

    Le corps japonais par rapport au corps occidental... Qu’en est-il du corps chinois ?

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    • Comprendre signifiejustement prendre defaçon globale sous entendant corpset esprit bien sûr,deppuis Aristote,leschoses sont claires de ce point de vue là même si nous n’avons retenule plus souventla séparation platonicienne . Pour le corps chinois impossible de vous répondre en quelques lignes, lisez "le corps taoiste " de Schipper

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    • Je crois qu’il faut laisser le corps sentir. Regarde les films d’arts martiaux et vois comment ton corps réagit. Vois ou plutôt écoute les pulsations. Le mouvement.

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      • Tout à fait d’accord ,mais quel corps ? Celui que je suis ou celui que j’ai ? Valéry disait que ce qu’il y a de plus profond en l’homme c’est sa peau ..... Les choses ne sont pas ausi simples que dans les films ,il faut différencier ce que nous apprenons à notre corps de ce qu’il nous apprend ,à différencier ce que les Japonais appelent "l’ura" et "l’omote",l’extériorité de l’intériorité" etc...Il faut aussi différencier ce que nous apprenons de ce que nous avons en nous ,notre façon de pratiquer une technique ,l’acquis et l’inné etc...

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    • > > L’approche du XIXe et du XXe siècle 14 février 2002 12:48, par Belabbes
      Je n’ai pas eu le temps de lire encore les textes de Florence... cela dit, pour répondre à ce message, je dirais : Pourquoi toujours vouloir scinder le corps et l’esprit ? Pourquoi l’un doit-il transcender l’autre. Des grecs jusqu’aux "sages" orientaux, qu’ils soient japonais ou chinois importe peu, il faut comprendre qu’ils n’envisageaient pas le corps sans l’esprit, l’un au-dessus de l’autre. Aristote le voyait plutôt comme la forme du corps humain, mais il parlait pas symbole, l’esprit est ce qui donne forme à l’humain, une forme reconnaissable parmi celles, différentes, des animaux. Le corps humain, pourquoi ne pas le penser comme indivisible avec l’esprit. Quant à dire que les animaux, parce qu’ils sont différent, n’ont pas d’esprit, c’est absurde. La sagesse veut qu’on ne prenne pas une différence pour une complète opposition. Voir dans la différence autre chose, dans la forme différente des animaux un autre type d’esprit. Le corps, dans les arts martiaux, me semble-t-il, est ce qui est dominé par l’esprit. Pourquoi ne serait-ce pas ce qui est en accord avec l’esprit, l’un et l’autre n’étant ni serf ni maître, juste vivant ensemble, comme en symbiose. et la symbiose est si parfaite que, comme la mitochondrie dans les cellules eucharyotes, on ne peut les scinder, on ne peut les réfléchir l’un sans l’autre. J’espère pouvoir lire ces textes sur les arts martiaux et l’histoire qui les lie à l’occident pour en parler, plus tard. à bientôt, Ahmed.

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      • > > > L’approche du XIXe et du XXe siècle 14 février 2002 13:39, par Athama Ashen
        Personne en Asie ne scinde l’esprit du corps... pour l’heure, on aborde juste le coprs je suppose... C’est celui que l’on voit en premier... Boddhidarma a imposé l’union corps-esprit depuis très longtemps et c’est le fondement même des Arts Martiaux... Mais en abordant le corps, et ses différences selon les lieux géographiques, on peut espérer capter l’esprit... Il n’y a pas de domination de l’esprit sur le corps en arts martiaux mais bien l’esprit fait corps et vice-versa...

        Voir en ligne : Oasies, les fenêtres de l’Orient

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        • > > > > L’approche du XIXe et du XXe siècle 14 février 2002 17:55, par Belabbes Ahmed

          Voilà qui est bien pensé.

          Je ne connais pas Boddidharma, s’il peut être instructif d’en savoir plus à ce sujet, n’hésite pas.

          Que l’esprit fasse corps et que le corps se fasse esprit ? Intéressant mais difficile à comprendre. Si le corps doit se faire esprit cela signifie que, dans son état naturel, il n’est pas esprit, il est différent de l’esprit, idem pour l’esprit qui veut se faire corps. On a l’impression d’être dans une philosophie vaguement hegelienne où l’esprit, pour être effectivement réel doit se réaliser, doit s’apparaître, et pour cela se donner une forme et pourquoi pas, une matière. On en revient à l’esprit scindé du corps, un esprit qui cherche à se faire corps.

          Pour ce qui est de la géographie du corps dont tu parles, elle me semble tout aussi intéressante. Le corps serait un espace où voyagerait l’esprit, ou bien un espace dont une partie serait le lieu d’habitation de l’esprit. Cela ressemble, de loin, à la topique de la psyché freudienne. Puisque l’esprit est volatile et puisque nous voulons le saisir, donnons lui une forme, faisons-le occuper un espace, un lieu. Cela dit, c’est fausser le jugement que transformer quelque chose en ce qu’elle n’est pas, juste pour pouvoir la saisir. Et, là encore, on scinde le corps et l’esprit, l’un est la route sur lequel chemine l’autre, ou l’un est le lieu qu’occupe l’autre.

          Pourquoi, au lieu de penser que le lien de l’esprit et du corps sont chose naturelle, pensons-nous plutôt que ce lien est un but à atteindre ? Est-ce parce que, l’homme se sentant généralement mal, n’atteignant pas le « bonheur », il se dit que l’esprit en lui ne fait pas corps ou que le corps ne se veut pas faire esprit ? Croyons-nous que de la symbiose parfaite du corps et de l’esprit naîtra le bonheur ?

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          • > > > > > L’approche du XIXe et du XXe siècle 14 février 2002 22:15, par Athama Ashen
            A l’enfance, il n’y a pratiquement pas de différence. L’artiste martiale est comme l’artiste peintre , il recherche l’authenticité... La vie a fait que le corps s’est "scindé" de l’esprit... L’optique est de retrouver cette interpénétration ou union entre le corps et l’esprit. Donner au corps l’intelligence de l’esprit, donner à l’esprit l’instinct du corps. Parce qu’avant, instinct et intelligence ne font qu’un. Une route longue et difficile. Peu y parvient. Je ne citerais pas de grands auteurs parce que je ne les connais pas. Je n’ai fourni ici que ce que je peux sentir de tout cela... Autant esprit que corps. Florence Braunstein pourra mieux intervenir et aura probablement un autre avis.

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            • Mon avis ne diverge pas du votre bien au contraire, mais nous rentrons dans un domaine où comme vous le dites la voie est difficile car il s’agit bien lç d’une voie.Je pense à l’hésychiasme des Pères de l’Eglise que l’on avait appelé le yoga des chrétiens et à pas mal d’autres techniques spirituelles.La question reste de comprendre si ces techniques ont ete utilisées dans les Arts Martiaux et à quels degrès Florence

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          • > > > > > L’approche du XIXe et du XXe siècle 14 février 2002 22:34, par Hua

            En tout cas, dans la souffrance, mon corps et mon esprit paraissent ne faire qu’un…

            Mais, en Occident, n’y a-t-il pas eu une scission entre le corps et l’esprit, qui fait qu’aujourd’hui les gens cherchent à se « comprendre » de nouveau ?

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        • > > > > L’approche du XIXe et du XXe siècle 15 février 2002 12:37, par Florence Braunstein
          En vacances,je ne peux répondre à tous personnellement,alors comme tout tourne autour de la même question ... Je pars du constat de la division en Occident du corps et esprit qui depuis Descartes ne cesse de s’approfondir et aujourd’hui s’imposer quand on voit l’importance de l’image du corps dans notre socièté au détriment de l’esprit.le corps est une valeur qui a remplacé actuellement toutes les valeurs et nous pouvons parler d’idéologie de la corporéité sans exagere .Cela vaut aussi pour les arts martiaux ,reflet del’ensemble de notre socièté en mini. Nous ne devons pas tout mélanger en ce qui concerne l’Asie et bien mettre en évidence trois bloc géographiques concernant trois façons d’aborder le corps :l’Inde qui a cinq corps,la Chine et son prolongement le Japon qui ont des différences notables.Ce qui les relie et se manque d’autonomie du corps dont la géographie est intégrèe dans une géographie du sacré ,celle de la Nature,de l’univers . L’intérête est de montrer si par les arts martiaux ont echappe a ce déterminisme .... A vos neurones Florence le ronin

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  • expansion des arts martiaux

    17 février 2004 18:43, par gurneylebrave
    nous realisons un exposé sur l’expansion des arts martiaux. Le probleme etant que, si nous trouvons enormement de sources sur les techniques et l’esprit de ces arts, nous n’avons actuellement rien trouvé sur les grands maitres japonais qui sont venus en europe (tel que Kawaishi). Je n’arrive pas a comprendre l’interet pour ces maitres de develloper leur art en occident, et d’aller jusqu’a modifié les methodes d apprentissage pour faciliter l’exportation... Que gagnent ils en retour ? Si vous connaissiez un ouvrage qui serait plus centré sur cette exportation durant le 20 eme siecle, cela me serait bien utile amicalement. gurney le brave

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    • > expansion des arts martiaux 17 février 2004 20:04
      il y en a plusieurs dont un consacré justement à Kano funakoshi etc ..regardez sur amazone .fr sinon vous avez le mien pensez les arts martiaux puf A quel niveau d’étude êtes vous ?

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      • > > expansion des arts martiaux 18 février 2004 11:48, par gurney
        je suis en license d histoire C est dans le cadre de notre cours de civilisation japonaise. je vais regarder sur amazon.fr si je trouve votre livre ou celui que vous m’avez conseiller. Est ce qu’on peut trouver ces livres en bibliotheque ? Nous habitons a Lyon, ou il y a la bibliotheque municipale de la part Dieu qui contient de nombreux ouvrages. Je vais me renseigner. merci !

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        • > > > expansion des arts martiaux 18 février 2004 13:05
          je suis parisienne .....N’hesitez pas à me contacter si vous avez besoin de précisions le ronin

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          • > > > > expansion des arts martiaux 18 février 2004 14:21, par gurney
            donc dans votre livre, vous expliquez les raisons qui poussent les grands maitres japonais a exporter leur art ? Parceque ca reste finallement la seule question sans reponse pour notre exposé... Et c est quand meme notre problématique, donc on aurait plutot interet d’avoir une reponse :) J’essaierais de voir aujourd’hui dans les grandes librairies lyonnaises si je peux me le procurer. Merci de votre aide !

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