Fatigué par tant de péripéties, j’ai décidé le jour suivant de me reposer et de profiter du petit coin de Bangkok où j’avais établi mon camp. J’avais envie aussi de me faire masser, on avait déniché par hasard un petit salon de massage vraiment agréable où le touriste ne se sent pas dans une chaine de fabrication. En effet, c’est un peu ça qui se passe partout à Bangkok, une armée de masseuses masse à la "Chaplin" des temps modernes une armée de touristes. Non, ici, c’était calme, volupté et zen. C’était là aussi que j’avais fait la rencontre du plus doux des touchers. J’ai eu de nombreuses masseuses en Thaïlande, mais aucune n’avait ce toucher ! C’était étonnant comme la mémoire est vivace...
Les jours qui suivirent donnèrent raison au fait que je devais me reposer. En effet, avec la mousson quotidienne, j’avais attrapé un rhume carabiné. Moi, un enfant né sous la mousson, je suis tombé malade à cause des embruns de cette mousson après tant d’années d’absence ! Une petite piqure de rappel de Dame Nature ? Mon amie thaïlandaise m’apporta des médicaments, 4 pilules de couleur différente à prendre à chaque fois. C’est effrayant pour un Asiatique « occidentalisé » comme moi d’avaler autant de pilules sans pouvoir lire une ligne de posologie. Vous savez « les antibiotiques, ce n’est pas automatique ! ». Donc il m’a fallu une sacré dose de confiance pour avaler toutes ces pilules.
Après réflexion, je pense que mon rhume et mon mal de crâne , sont surtout dû aux effets secondaires de la Malarone...
Le fait d’être coincé à Bangkok pendant plusieurs jours m’a permis de mieux redécouvrir le métro et les centres commerciaux notamment le SiamSquare qui n’a rien à envier à notre quartier de la Défense.


































