Chiang Mai semble être rodé pour faire voyager le touriste entre les stands de tir, les fosses aux serpents, les orchidées et les éléphants. C’est ces derniers qui m’intéressent le plus. Quand on est un enfant né au Royaume du Million d’Éléphants (Lao Lane Xang), on est forcément sensible à ces pachydermes. En 2006, j’ai déjà monté des éléphants à Ayudthaya, qui étaient tout de même les héros du Tsunami puisqu’ils ont aidé à sauver des populations frappées par la catastrophe naturelle.
Qu’il est agréable de monter en hauteur dans les montagnes de Chiang Mai pour arriver au camp des éléphants. La balade très chère inclut la visite d’un village Karen. Il n’y a pas à dire, ils savent faire du commerce.
Malgré ce côté "touriste" évident, j’ai beaucoup apprécié l’endroit, cela me rappelle vraiment mon enfance. Grâce à notre excursion, notre chauffeur a pour la première fois vu les Karens, un comble pour un habitant du pays ! Il ne s’était pas donc pas gêné de faire des photos avec son portable.
Le seul bémol de l’affaire, et qui me comprime encore le coeur en y repensant est que nous avions eu un éléphant qui avait beaucoup de caractère. En effet, notre éléphant s’arrêtait tous les 3 mètres pour manger et s’amuser avec sa trompe. Cela ne nous dérangeait pas, nous touristes, mais ça semblait gêner notre conducteur d’éléphant qui devait certainement tenir son horaire. Il força l’éléphant à avancer avec son bâton, et il m’a semblé le voir frapper le pauvre animal en pestant : « Man Due ! » = « Qu’est-ce qu’il est têtu ! » Nous faisons de notre mieux pour ne pas exprimer notre agacement qui pourrait être compris comme un agacement contre l’éléphant... non surtout pas, j’étais surtout énervé contre le conducteur (Grrr !) !





















