Le pavillon des pivoines de Yonfan, Hongkong, 2001 (compétition)
Du classique film d’auteur chinois ! Une histoire d’amour entre deux femmes dans une Chine qui commence à s’ouvrir à l’Occident. Petites interrogations sur les traditions du mariage ainsi que sur la liberté de toute femme et ses aspirations, désirs et fantasmes. Somme toute, rien de nouveau. Quelques bons moments grâce à d’excellentes actrices, mais rien qui puisse dire que ce film ne vous ennuiera pas. Seule la qualité photo est peut-être à remarquer. D’ailleurs, ce film a reçu le Lotus de la meilleure image. L’actrice japonaise joue une Chinoise, mais parle quand même en japonais quand elle s’adresse aux autres. Ce qui ne gêne pas quelqu’un qui ne distingue pas le japonais du chinois, mais est vraiment ennuyant quand on sait faire la différence.
Help !!! de Johnnie To, Hongkong, 2000 (hommage à Johnnie To)
Johnnie To m’avait diablement impressionné avec son film The Mission. J’attendais donc beaucoup des films de ce réalisateur.
Help !!! est une parodie de la série Urgence. Comme toute parodie, on essaie de nous faire rire. Quelques blagues nous arrachent le rire, mais beaucoup tombent comme des mouches dans la soupe.
Johnnie To emploie Ekin Cheng et sa célèbre mèche rebelle. Rien de bien nouveau à l’horizon. Pas de quoi faire un film. Un produit qui serait bon à diffuser à la télévision et non dans un festival.
The Rule of the Game de Ho Ping, Taiwan, 2001 (compétition)
Je ne sais pas si l’ensemble du cinéma de Taiwan est aussi bizarre que ce film. The Rule of the Game est un film à part. La narration est alambiquée. On essaie de perdre le spectateur en croisant deux histoires, un peu comme Pulp Fiction de Tarantino. Les dialogues pittoresques peuvent nous lasser au bout de deux heures. Et c’est ce qui arrive. Un petit polar qui se veut drôle et cynique. Il n’en est rien ! Ce long métrage a malgré tout gagné le Lotus du meilleur scénario.
Eunuch de Shin Sang-Ok, Corée, 1968 (hommage à Shin Sang-Ok)
Après une première journée plutôt désastreuse, je m’attendais que le film Eunuch de Shin Sang-Ok, à qui l’on rend hommage cette année, soit plutôt une réussite dans son genre.
C’est un mélodrame classique, bien fait, qui nous dévoile la vie à la cour. Une vie difficile pour les eunuques comme pour les concubines. Le roi lui-même n’échappe pas au joug du protocole et à la férule de la reine mère.
Amours contrariées, jeunes femmes rondes et potelées (ce qui nous vaut quelque sensualité), remises en question, affrontements sanglants... Voilà un film qui fait oublier les déboires de la journée. D.C.
Patlabor WXIII de Takuji Endo, Japon, 2000 (section Panorama)
Les deux premiers opus de cette série Patlabor ont imposé une forme de récit d’enquête à retardement faisant intervenir les robots « Labor » dans le dénouement de l’histoire. Cela a conféré une certaine notoriété à la série, voire même un culte. Le scénariste de cette troisième version a donc fort à faire pour rivaliser avec ses prédécesseurs. Il a choisi de rompre avec les invariants du succès des deux premiers. Erreur fatale ! Là où les Patlabors rendaient l’intrigue immense, les Labors d’Endo sont totalement absents... Cet animé ne devrait pas s’appeler Patlabor, mais Chtullhu ou Azathot, tant l’intrigue ressemble à une aventure lovecraftienne. Une grosse déception pour cette première mondiale.
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