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Bharata Natyam "Om Shivayana Namah" au musée Guimet

samedi 14 avril 2007, par Athama, Kantiana


Avis d’Athama : Le Bharata Natyam est assurément une danse très populaire à en juger par la foule qui se masse cette nuit devant le musée Guimet. En tout cas, comme d’habitude, on joue à guichet fermé à l’auditorium du musée. Certains coupent même la priorité aux autres pour rentrer dans la salle. Esprit parisien ? Peut-être...

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Revathi Ramachandran - Photo de Jean-pierre Dalbera

Les spectateurs se mettent en place dans un petit brouhaha ambiant. On distribue un tract reprenant le programme de la soirée. Séparés en 7 chapitres centrés sur 5 actions (Om Shivayana Namah symbolise les cinq actions (Pancha Krytia), à savoir : création, soutien, destruction, obscurcissement et libération,), nous allons donc découvrir Shiva et ses danseuses. La troupe de Revathi Ramachandran, fondatrice de l’institution de Bharata natyam Kala-Sadhanalaya (basée à Chennai), plutôt de composition familiale sera accompagnée par un petit orchestre (un batteur, un chanteur et un joueur de Sitar). L’ouverture du spectacle est assurée par la danseuse chorégraphe de la troupe. Elle sera bientôt suivi de ses élèves, encore très jeunes. La différence avec le Kathak que nous avions vu il y a un mois est flagrante. Beaucoup de mouvements de bras tracent de jolies arabesques accompagnées par le tressaillement des grelots attachés aux pieds. Les mouvements de pieds sont très similaires à ceux que nous avions vu avec Anurekha Gosh. Ceux-ci se pratiquement particulièrement et apparemment avec une mélodie propre et un chant propre bien reconnaissable. La mise en scène théâtrale se déroule avec des levés et fermetures de rideau rendant le tout très découpé et bien compréhensible. En outre, les gestes de mains et de bras renvoient des messages proches de ceux que peuvent nous donner le langage des signes. Ils nous captent et nous attirent vers la scène pour nous faire partager l’histoire. Une histoire qui s’est déroulée dans le calme et la gaîté et qui se poursuit avec plus de force. La scène se teinte en rouge et tout devient dramatique. Shiva se fâche. Néanmoins, tout est bien qui finit bien. Le dieu redevenu magnanime nous offre ses prouesses sidérantes de mouvements de claquettes ! Les grelots font le même travail que les morceaux de fers sur les chaussures des danseurs occidentaux. Rejoints par deux autres danseuses, le trio forme un groupe de percussionnistes qui rivalise avec les musiciens de la scène. Pas de contre-performance mais une entente complice et qui nous amène à un très haut niveau de musique et de danse. C’était le coup de théâtre final.

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Visionnez quelques séquences...

(JPEG)Les 1 h 30 min ont filé comme une flèche et on n’a pas le temps de dire "ouf", que l’on applaudit déjà toute la troupe. Qui a dû réapparaître à nouveau sur scène parce que les applaudissements n’ont pas cessé de les rappeler. Bravo à toute la troupe, le talent des jeunes filles déjà très « pros » va gagner sûrement en assurance avec les années. Le plaisir déjà intense aujourd’hui sera apothéose demain quand elles seront des femmes. Merci à la troupe et merci au musée Guimet.

Avis de Kantiana :

L’entrée en scène de la première danseuse nous annonce la couleur : rythmes rapides, jambes et bras virevoltent d’un sens à l’autre avec une maîtrise impressionnante. Sur scène et en retrait, Shiva est immobile, veille la danse tel un gardien.

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Visionnez quelques séquences...

Plusieurs tableaux défilent devant nos yeux... Lumière, sons et mouvements fusionnent et succèdent à un rythme mécaniquement bien orchestré. Des combinaisons de deux, trois et quatre danseuses nous offrent des parties synchronisées, mais exécutées avec rapidité. Parmi les danseuses, trois filles à peine adolescentes font preuve d’une maîtrise des gestes étonnantes guidées par la sublime Revathi Ramachandran. On entre dans une phase du spectacle où la virtuosité est de mise. Les grelots redoublent de sons, les pas s’harmonisent entre elles et parfois même se répondent.

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Le Grand Shiva - Photo de Jean-pierre Dalbera

Le spectacle s’estompe vite et on en redemande encore !

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- Om Shivayana Namah sous la direction de Revathi Ramachandran — Bharata natyam - (danse de l’Inde du sud) cinq danseurs et leurs musiciens en coproduction avec Triveni. Spectacle du 6 avril 2007 au musée Guimet.

- Voir ici les photos de Jean-Pierre Dalbera sur Om Shivayana Namah

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