Anurekha Ghosh est d’origine bengalie et vit en Angleterre depuis plusieurs années. Elle s’initie à la danse Kathak à l’âge de quatre ans et demi auprès de plusieurs maîtres, Meera Majumdar et Mousumi Sen à calcutta. Plus tard, elle poursuivra sa formation en Angleterre auprès du professeur et chorégraphe, Nahid Siddiqui.
Elle étudie entre autres l’art du Kalaripayattu qui est un art martial du sud de l’Inde.
En plus d’avoir une formation classique, Anurekha Ghosh s’intéresse et met en scène des spectacles où d’autres formes de danses (contemporaine, flamenco) fusionnent. Ce mélange des genres allie classique et modernité.
La danseuse a collaboré avec des chorégraphes de renoms comme Padmashree, Mark Baldwin pour ne citer quelques-uns.
En 1994, Anurekha Ghosh enseigne le Kathak en animant des ateliers de danse Khatak classique et contemporain.
Aujourd’hui, Anurekha Ghosh se produit dans les plus grandes salles et festivals du monde (Royal Opera, House, Madison Square Gardens, Festival Musicalla) seule ou avec sa troupe qu’elle créé en 2001 "Anurekha Ghosh and Company" :
Flames (1999)
The Wheel&The Veil (2001)
Hu (2002)
Melting Moments (2002-2003)
Rasika (2003)
Moments of Give (2003)
Abhisarika (2003)
Bonded Passion (2003)-avec la compagnie de danse flamenco "Alma Flamenco"
Ganges to Nile (2004)
Illusion (2005)
Ananth-Infinity (2006)
Humsafar-Companion (2006)
Si vous voulez en savoir davantage sur Anurekha Ghosh, voici son Site officiel
Spectacle d’Anurekha Ghosh au musée Guimet le 23 mars 2007
Avis de Kantiana :
Malgré la longueur du spectacle, Anurekha Ghosh et ses musiciens réussissent à captiver leur public. Passons le fait qu’il y a ceux qui sortent au milieu du spectacle et ceux qui se sentent obligés de commenter.
Durant plus de 2h, Anurekha Ghosh nous offre de belles performances de la danse Kathak, mais également des instants de contes indiens et de chant. Un beau moment de voyage qui nous éloigne de Paris pour quelques heures pour se retrouver à des milliers des kilomètres d’ici. Nous voilà donc en Inde !
Le spectacle est ponctué de moments plus ou moins rythmés en alternance avec récit, danse, chant et musique dont le son de sitar nous rapproche encore plus de l’Inde.
Cependant, je trouve que la danse kathak joue essentiellement sur l’expression des mains qui est souvent répétitive, mais n’enlève rien à la maîtrise des gestes et de la beauté que dégage Anurekha Ghosh sur scène. Elle occupe l’espace de toute sa grâce. Du spectacle, je retiens plus particulièrement la performance des pas "dansés" accompagnée du son des grelots et de la musique jouée par ces talentueux musiciens. Le duo de chant d’avec Partha Sarathi Mukherjee, le joueur de tabla est d’une fusion magnifique.
Enfin, pour la dernière partie, la danseuse joint la danse Kathak à la dance contemporaine, Une belle façon de clore le spectacle qui finie en standing ovation pour Miss Anurekha Ghosh et ses musiciens. Bravo !
Avis d’Athama :
C’est mon premier spectacle de Danse Kathak... et je n’avais pas vraiment d’à priori dessus. Ou plutôt si, je m’attendais à voir du Bollywood amputé des facéties cinématographiques. Je devais me rendre compte que c’est loin de ce que j’avais imaginé. On démarre avec de la musique classique indienne qui envoie dans une rêverie exotique et après une journée de travail, nous avons tendance à somnoler. Toutefois, Anurekha Ghosh brise cette torpeur en entrant sur scène d’abord par la voix ensuite par la gestuelle. Et si vous n’êtes pas encore attentif, elle vous fige avec le martèlement de ses grelots. Les pieds battant le parquet de l’auditorium, elle entraîne déjà dans son récit indien. Dans chaque élan artistique qui se mérite et malgré la difficulté à en comprendre le sens par le néophyte, l’artiste parvenu transmet forcément son énergie ainsi sa virtuosité, qui emporterait l’adhésion du coeur le plus réfractaire.
Évidemment, pour un premier pas dans la danse Kathak, j’aurais préféré voir un spectacle plus court. La répétition d’une audace diminue forcément sa puissance. Peut-être faut-il être plus instruit dans la culture indienne pour apprécier tout le travail Anurekha Ghosh, il n’empêche que la danseuse chorégraphe conteuse devrait revoir son programme et adapter sa longueur à un format plus "européen" de 1h30. Les spectateurs croient à tort à chaque disparition de l’artiste de la scène que le spectacle est teminé. Il n’en est rien ! Cela dit, cette manière de tromper son public malgré elle, est une bonne chose, cela nous dérange dans nos habitudes et nous force à plus d’humilité et de patience. En tout cas, malgré tout, nous avons eu le plaisir de rencontrer une vraie artiste et qui nous change notre "train-train" habituel.
Merci au musée Guimet pour ce spectacle.

RSS 2.0
| Plan du site
|
|